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Modes et Travaux – 1er février 2026
Retraite à l’étranger : le classement 2026 des 10 meilleurs pays où s’installer pour bien vivre
Entre inflation et quête de soleil, de plus en plus de retraités français regardent vers l’étranger en 2026. Coût de la vie, santé, sécurité et distance rebattent les cartes du top 10 des pays où s’installer.
Retraite 2026 : critères, pouvoir d’achat et méthode de classement
L’inflation rogne les pensions et bouscule les projets. Beaucoup de Français envisagent l’expatriation pour regagner du pouvoir d’achat sans sacrifier la santé ni la sécurité. Pour y voir clair, un classement 2026 agrège coût de la vie, climat, soins, sécurité et accessibilité aérienne. Les écarts sont nets : jusqu’à –50 % en Asie, autour de –15 % au Portugal.
Retraite sans Frontières pondère le coût de la vie à 20 %, le climat à 15 %, puis soins, sécurité et accessibilité à 10 % chacun. « C’est primordial car ils s’aperçoivent qu’il faut partir à l’étranger pour maintenir leur pouvoir d’achat voire l’améliorer. Selon le pays, le coût de la vie peut être moins élevé de 15% à 50% comparé à la France », a expliqué Paul Delahoutre, fondateur de Retraite sans Frontières, à Capital. La hiérarchie qui en sort réserve une surprise.
Top 10 2026 : les meilleurs pays où vivre sa retraite
Selon Retraite sans Frontières, le top 10 2026 est : 10. Bali ; 9. Vietnam ; 8. Sénégal ; 7. Tunisie ; 6. Maroc ; 5. Île Maurice ; 4. Thaïlande ; 3. Grèce ; 2. Espagne ; 1. Portugal. Bali attire par des prix très bas, mais soins limités et éloignement : 16 à 21 h de vol pour un billet autour de 800 €. Le Sénégal, francophone, séduit pour son climat.
La Tunisie reste abordable, contrainte sécurité ; le Maroc aussi, malgré de beaux paysages. Île Maurice brille par la sécurité n°1 du top et la francophonie, avec un coût plus élevé et la distance. En Thaïlande, le coût de la vie est environ 50 % inférieur et les hôpitaux privés sont performants. Grèce, Espagne et Portugal composent un trio de tête très recherché pour soleil, infrastructures et proximité.
Portugal, Espagne, Grèce : forces et arbitrages en 2026
Plusieurs baromètres 2026 propulsent la Grèce au sommet, portée par la modernisation et une accessibilité renforcée. Le coût de la vie y est environ 25 % plus bas qu’en France, et un budget d’environ 1 830 USD/mois en Crète, soit près de 1 685 €, sert de repère. Côté fiscalité, flat tax à 7 % sur les pensions pendant 15 ans et Golden Visa dès 400 000 €.
Le Portugal garde l’avantage prix-proximité pour nombre de foyers : « Le Portugal réunit un coût de la vie inférieur de 15% par rapport à la France, une proximité géographique avec deux heures d’avion et des trajets low-cost, des infrastructures similaires, etc », a résumé Paul Delahoutre. L’Espagne offre une proximité imbattable, avec des prix proches de la France, un peu plus bas. Pour s’installer sans travailler, le visa non lucratif espagnol exige environ 2 400 €/mois (soit près de 28 800 €/an).
Budget, santé, visas : quel pays du top 10 vous correspond en 2026 ?
Budget et quotidien : en Asie, votre pouvoir d’achat peut doubler. En Thaïlande, les dépenses chutent d’environ 50 % et, à Hua Hin, une aide ménagère coûte environ 15 USD/semaine, soit près de 14 €. Le Sénégal se rejoint en ~6 h de vol, Île Maurice plus loin mais c’est la destination la plus sûre du top.
Côté démarches, anticipez les seuils : Espagne ~2 400 €/mois pour le visa non lucratif ; Italie, 31 000 €/an de revenus passifs pour la résidence élective. Au Sénégal, un abattement de 80 % s’applique aux pensions versées en francs CFA sur une banque locale. « Rien ne peut remplacer un séjour sur place pour prendre sa décision », conclut Paul Delahoutre.

Mieux Vivre Votre Argent – septembre 2025
Retraite : Où s’expatrier pour vivre au soleil
Pour gagner en pouvoir d’achat et en qualité de vie, les Français sont de plus en plus enclins à couler leurs vieux jours hors de l’Hexagone. Comment éviter les pièges qui guettent une telle aventure ? Où poser ses valises ? Nos réponses.
Madeleine K, 69 ans, rêvait depuis longtemps de quitter l’agglomération lilloise pour s’installer au Portugal. La peur d’attrister ses enfants l’empêchait de passer à l’acte. Tout a basculé récemment. La dégradation rapide du climat social en France, combinée à la campagne anti-retraités qui a émaillé l’actualité politique, sans oublier son pouvoir d’achat un peu juste, l’ont poussé à prendre un vol sans retour à la rentrée pour Faro (région de l’Algarve), où elle compte s’enraciner définitivement après une période transitoire de location, avec les encouragements de son fils et de sa fille. « En France, je menais une vie modeste : déduction faite de l’aide pécuniaire que je verse à mes petits-enfants pour leurs études, il me restait juste de quoi assurer mes besoins primaires, payer mes dépenses contraintes et m’offrir un beau voyage par an, explique-t-elle. Désormais, j’ai carte blanche pour égayer mon quotidien avec des menus plaisirs comme des restaurants chaque semaine et des sorties avec d’autres Français. Je vis désormais en bord de mer, avec un ensoleillement garanti même en hiver et mes proches m’ont promis de venir me voir régulièrement. C’est très facilement accessible en avion. » Il est vrai qu’avec sa petite retraite de 1 650 euros, à laquelle s’ajoute la réversion de la pension de son mari d’environ 400 euros, elle dépasse péniblement le revenu médian en France, qui s’élève à 2 028 euros par mois, alors qu’elle bénéficie de revenus sensiblement plus élevés que la population portugaise.
Comme elle, plus d’un million de nos compatriotes ont choisi de larguer les amarres pour vivre hors de nos frontières, d’après la Caisse nationale d’assurance-vieillesse. Et ce nombre va crescendo. « La tendance s’accélère depuis cinq ans, confirme Cyril Jarnias, conseiller en gestion de patrimoine, spécialisé l’accompagnement à l’expatriation. Depuis le traumatisme de la crise sanitaire, il y a une vraie volonté de profiter à plein de sa retraite. Ainsi qu’un vrai ras-le-bol de la situation en France, de moins en moins propice à une vie paisible et agréable. La question fondamentale pour ces seniors ne concerne pas tant la fiscalité que le pouvoir d’achat, la qualité de vie et la sécurité. »
Aussi viscérale soit l’envie de partir, l’expatriation ne doit se décider sur un coup de tête. Il est impératif de rationnaliser la démarche. Y compris pour ceux qui sont familiers de la vie à l’étranger et pensent connaître leur prochain lieu de villégiature. « Bien se renseigner en amont d’un départ sur le pays où on souhaite s’établir est essentiel. Le b.a.-ba : lire la convention fiscale bilatérale, qui détaille le pays où les impôts sont dus, comprendre les règles sur le droit de séjour et le système de santé, avance Paul Delahoutre, auteur du guide « Retraite sans frontières ».
Encore plus important : tester la vie dans le pays, pour se familiariser avec les spécificités culturelles et voir si les avantages pèsent davantage dans la balance que les désagréments, que l’on anticipe rarement. S’assurer enfin que les deux membres, dans le couple, partagent cette envie, et que ce n’est pas le rêve d’un seul, car cela peut autrement très mal finir, en retour précipité ou en divorce. » Cyril Jarnias abonde en son sens : « Pour éviter les désillusions et dépasser la vision « carte postale » d’un pays exotique, mieux vaut mieux louer six à douze mois, même en Airbnb. Car ce n’est pas du tout pareil de passer trois semaines en club quand la vie touristique bat son plein que de séjourner au quotidien, de faire ses courses, d’aller chez le médecin. »
Quel pays choisir pour s’offrir une vie de pacha ? Impossible de donner une réponse univoque, tant cela dépend des goûts, des objectifs et des ressources de chacun. Un facteur à prendre en compte, voire discriminant : l’éloignement. « Quand on part à l’Île Maurice ou à Bali, ce n’est pas pour revenir en France tous les quatre matins, car cela devient rapidement un budget très conséquent, rapporte Cyril Jarnias. Accepter cet isolement est un impératif dans les destinations lointaines. » Autres barrières à surmonter : le choc culturel et la langue. « Tout le monde n’est pas en mesure de s’adapter », indique Paul Delahoutre.
L’analyse de ces paramètres, auxquels s’ajoutent d’autres tout aussi importants, comme le coût de la vie, le climat, la valeur de l’immobilier, le patrimoine naturel et culturel, les sports et les loisirs, la gastronomie, les soins médicaux, la sécurité et les infrastructures, ont conduit ce retraité à établir un classement des pays où il fait bon vivre. Et, sans grande surprise, trois pays d’Europe du Sud émergent : le Portugal, l’Espagne et la Grèce, dans cet ordre. « Il s’agit de pays facilement accessibles, en particulier les deux premiers, à la culture riche et qui offrent un coût de la vie attractif, en particulier au Portugal et en Grèce, où elle est environ 15 % à 20 % inférieure à celle qui prévaut en France », argumente-t-il. Suivent trois pays plus exotiques mais à la qualité de vie bien affirmée, comme la Thaïlande, le Maroc et l’Île Maurice, ces deux derniers présentant l’avantage non négligeables d’être francophones, ce qui est très utile pour s’y acclimater. Pour clore le Top 10 (à découvrir en détail en p.XX), des destinations tout aussi exotiques mais globalement moins pratiques sont référencées.
Un pays voisin brille par son absence dans ce classement : l’Italie. « La péninsule reste une destination chère, qui ne permet pas de gain de pouvoir d’achat pour les Français », avance comme explication Paul Delahoutre. Une idée répandue prête par ailleurs à l’Italie des vertus fiscales. Ce qui discutable. « Dans certaines régions du Sud de la Botte (Calabre, Pouilles, Campanie, Abruzzes, Molise, Basilicate, Sardaigne, Sicile), il y a effectivement un forfait fiscal de 7 % pour les personnes qui s’installent dans une ville de maximum 20 000 habitants, mais il rentre en conflit avec la convention fiscale avec la France qui stipule une imposition partagée entre les deux pays, rapporte Alexander Kraft, président de Sotheby’s International Realty France. Beaucoup se sont fait avoir. » Pour ce qui rêvent d’Eldorado, ne reste donc, après le revirement du Portugal – son forfait à 10 % s’est arrêté en 2024 – que la Grèce, où les pensions de retraite de source étrangère sont imposées au taux unique de 7%. « Attention, toutefois, cet avantage n’est valable que pour les pensions privées, les fonctionnaires n’y ont pas droit, éclaire Cyril Jarnias. Sans oublier que cet avantage n’est pas forcément pérenne. » Bref, la recherche de l’optimisation fiscale ne doit en aucune façon devenir le fil rouge de votre expatriation. Gardez aussi en tête qu’il ne suffit pas de rester plus de six mois par an pour sortir des radars de l’administration fiscale. « Il faut montrer que vos intérêts économiques ne sont pas en France mais dans le pays étranger où vous avez élu domicile », précise Cyril Jarnias. Pour éviter tout problème, ce professionnel déconseille d’ailleurs de garder des investissements locatifs ainsi que des placements en France. Mener la grande vie à l’étranger n’est pas (toujours) un long fleuve tranquille.
L’Île Maurice, paradisiaque mais lointaine
Entourée de récifs coraliens et offrant des paysages époustouflant (plages de sables, montagnes, cascades, plantations de canne à sucre…), cette île de l’archipel des Mascareignes, au large de l’Afrique et dans l’Océan indien, attire un nombre croissant de Français chaque année, séduit par sa douceur et un coût de la vie 45 % inférieur à celui de l’Hexagone. La langue de Molière y est largement utilisée, au même titre que le créole mauricien et l’anglais. Points essentiels : cette république indépendante du Royaume-Uni depuis 1968 est très stable politiquement et son développement économique régulier (5 % en moyenne depuis son émancipation. C’est un pays sûr, où les agressions sont rares.
Obtenir l’autorisation de s’y installer est relativement aisé, à condition de disposer de ressources suffisantes. Un permis de résidence de dix ans est délivré aux ressortissants étrangers de plus de 50 ans qui justifient d’au moins d’un revenu transféré dans une banque locale de 24 000 dollars par an (20 500 euros). Il conduit à un permis de 20 ans. Pour un permis permanent, le meilleur moyen consiste à acheter un logement d’une valeur d’au moins 375 000 dollars, soit 320 000 euros. « Mais attention à la qualité de construction qui n’est pas toujours au rendez-vous et au prix très élevés, souligne Cyril Jarnias, spécialiste de l’expatriation. » Le système de santé est reconnu. Point négatif : revenir en France a un coût important : comptez un peu plus de 1 500 euros en moyenne pour un aller-retour. Côté fiscalité, l’imposition n’excède pas 15 %. Et il n’y a pas ni droits de succession, ni imposition des dividendes et plus-values, ni taxe foncière et impôt sur la fortune.
L’Espagne, la porte d’à-côté
Difficile de concilier à ce point gain de qualité de vie et proximité géographique. Et si l’Espagne représentait l’équilibre parfait pour ceux qui souhaitent ne pas s’éloigner de la France ? La réponse est contenue dans la question. Parmi ses atouts figurent évidemment sa culture, très riche, sa gastronomie (près de trois cents restaurants étoilés), et son art de vivre. A son actif également, une grande diversité de paysages et des identités régionales très affirmées. Mais avec son développement économique, ce pays n’est pas précisément bon marché. « Le gain de pouvoir d’achat n’est que de 10 % en moyenne, même s’il y a de grandes disparités entre les grandes villes comme Madrid et Barcelone et les autres territoires, détaille Paul Delahoutre, auteur du guide « Retraite sans frontières ». Le pays marque de nombreux points sur tous les autres critères, à l’exception de la fiscalité qui n’apporte pas d’avantage particulier. Côté climat, la Costa del Sol offre 325 jours d’ensoleillement par jour.
Pour le reste, les retraités exigeants trouveront dans ce pays tout le niveau de confort dont ils rêvent, et un climat social bien plus apaisé qu’en France. Le système de santé public est aussi performant que le français. Côté immobilier, s’offrir un logement avec vue mer sera moins onéreux qu’en France, mais pas beaucoup moins. En résumé, ce pays est à privilégier si vous disposez d’une pension de retraite moyenne et d’un patrimoine compris entre 500 000 et 1 million d’euros.
Le Maroc, pour une vie de Pacha
A trois heures de vol de Paris, le royaume chérifien constitue un choix de raison autant qu’un choix de passion. « Cela fait presque cinq ans que j’ai pris ma retraite au Maroc, à Casablanca. Avec 2 400 euros de pension et 400 de revenus supplémentaires de SCPI, et en étant propriétaire de ma maison, je vis correctement. Je fais attention, certes, mais cette somme ne me suffirait pas en France », analyse Serge B. Et d’ajouter : « les gens sont sympathiques et la météo clémente, que demander de plus ? « Amateur de Golf, Philippe M. et sa femme ont élu domicile à Agadir et se félicitent chaque jour de ce choix, car ils peuvent profiter durant l’hiver d’un grand nombre d’activités de plein air et bénéficient d’une femme de ménage, pour un montant dérisoire.
Ces témoignages de deux de nos lecteurs illustrent l’attractivité de ce pays du Maghreb pour les Français, avec une installation facilitée par la langue. Le coût de la vie y est quasiment deux fois moins élevé qu’en France. Un argument massue qui ne doit pas occulter deux petits bémols : les prix de l’immobilier flambent, tout en restant abordables, entre 1 500 et 4 000 euros pour les logements haut-de-gamme ; surtout, il n’est pas aisé de rapatrier des sommes d’argents. La dotation maximale est en effet de 9 000 euros. Enfin, le système de santé n’est pas optimal. Quid de la fiscalité ? Elle est avantageuse, surtout pour un retraité de faire virer sa pension sur un compte marocain. Auquel cas une réduction d’impôt de 80 % s’applique. « Il s’agit d’un pays idéal pour les petites retraites », souligne Alexander Kraft, président de Sotheby’s International Realty France.
La Grèce, bien davantage qu’un havre fiscal
Le pays d’Homère offre des conditions d’accueil idéales pour un retraité français. Et une qualité de vie indiscutable, entre climat méditerranéens, gastronomie reconnue, patrimoine culturel et historique exceptionnel et niveau de sécurité exemplaire – la Grèce détient l’un des taux de criminalité les plus faibles d’Europe, selon Eurostat. Et une nature à couper le souffle. Union Européenne oblige, les formalités d’installation sont simplifiées : il vous suffit demander une attestation d’inscription au service des étrangers de la police hellénique valable 5 ans, un numéro d’identification fiscale et un visa permanent. Pour les démarches administratives et fiscales, particulièrement complexes, s’appuyer sur un comptable ou un avocat grec s’avérera précieux. Ce qui ramène à la principale difficulté pour s’intégrer dans le pays : la langue. Le grec moderne, avec son alphabet et sa grammaire complexe, peut s‘avérer rebutant. La deuxième difficulté, qui en décourage plus d’un, concerne la complexité administrative. Qu’il s’agisse d’obtenir un permis de résidence, d’ouvrir un compte bancaire ou de s’inscrire au système de santé, armez-vous de patience.
Côté immobilier, la transparence n’est pas non plus de mise et il est vivement recommandé de se faire assister par un avocat pour qu’il vérifie les titres et s’assure que votre achat est sécurisé, jusqu’à la signature chez notaire. Le marché immobilier local reste globalement abordable, avec des typologies de logements variées : maison de village traditionnelle, appartement moderne en bord de mer, villa luxueuse avec piscine… « Comptez environ 4 000 euros par mètre carré en moyenne pour un projet à Athènes ou sur les îles », précise Cyril Jarnias, spécialiste de l’expatriation. Cerise sur le gâteau, la Grèce représente un paradis fiscal pour les retraités du secteur privé étrangers : ils bénéficient pendant quinze ans d’une imposition forfaitaire de 7%. Imbattable en Europe.
La Thaïlande, l’exotisme accessible
Avec un coût de la vie inférieur à celui de la France de 40 à 50 % en moyenne, cette monarchie de la péninsule indochinoise attire logiquement les retraités au budget limité. Beaucoup ont d’ailleurs découvert cette destination à l’occasion d’un séjour touristique, ce qui leur a permis de découvrir la nature exubérante de ce pays grand comme l’Espagne – ses paysages féériques ont été parfois dénaturés par le tourisme de masse –, des infrastructures modernes (notamment pour les soins médicaux) et une population très accueillante et chaleureuse « C’est un choix pertinent pour ceux dont le patrimoine est inférieur à 500 000 euros, au même titre que le Vietnam ou Bali », considère Cyril Jarnias, conseiller en gestion de patrimoine. Côté imposition, il n’y a pas d’impôt sur les revenus de sources étrangères, ce qui est un avantage considérable. »
Reste que derrière la carte postale se cachent quelques désavantages et risques. La pollution et la saleté sont cités parmi les inconvénients d’une retraite en Thaïlande. L’achat d’un logement n’est aussi pas aisé, en raison des lois qui restreignent cette possibilité – la loi « Land code act » interdit à tout étranger de posséder du foncier. Si bien qu’il faut passer par des montages, comme celui de passer par une société dont vous ne pourrez détenir que 49 % des parts. Ou conclure un bail emphytéotique de 30 ans au maximum. De nombreuses subtilités juridiques entourent ces contrats, si bien qu’il est impératif de ses faire assister par un avocat thaïlandais spécialisé en immobilier pour déjouer les pièges et les arnaques, qui ne sont pas rares.
Le Portugal, indétrônable
Clap de fin pour l’exception fiscale portugaise. Après avoir proposé une exonération complète d’impôts aux retraités étrangers en 2013 (régime NHR), le gouvernement portugais a fait machine arrière ces dernières années, d’abord en imposant un forfait de 10 %, puis en abolissant tout avantage depuis 2024. S’installer dans le pays demeure cependant un excellent choix, ne serait-ce que pour le coût de la vie, près de 20 % inférieur à celui de la France, et sa douceur de vivre. Non sans raisons, le Portugal décroche la palme du pays le plus attractif pour des retraités, (voir p.XX). Enumérer les atouts du pays du poète Luís Vaz de Camões prendrait trop de place, mais on mentionnera malgré tout le climat de type méditerranéen, sa situation géographique privilégiée – 2h30 d’avion séparent Lisbonne de Paris –, un niveau de sécurité supérieur à celui de l’Hexagone, et une culture riche mais familière, qui facilite l’intégration des Français. « Le rêve d’un logement au bord de la mer est relativement accessible, sauf dans les stations huppées : une villa contemporaine à Comporta se négocie entre 1,8 million et près de 10 millions d’euros, selon la proximité des plages et la taille des terrains, et les appartements démarrent à 900 000 euros à Cascais/Estoril, quand les villas se valorisent entre 1,5 et 3 millions, précise Jorge Prospero Dos Santos, directeur commercial chez Athena Advisors Portugal. A Lisbonne, il faut compter 5 500 euros du mètre carré en moyenne.
Mais le Portugal ne se limite pas à ces zones premium et il est possible, dans d’autres régions comme la Côte d’Argent (Nazaré, Figueira da Foz) et ses prix autour de 1 800-2 000 euros par mètre carré, le centre du pays (Coimbra, Tomar) ou le Nord, de vivre confortablement avec une retraite modeste, sans renoncer à la qualité de vie portugaise. » Son confrère Greg Arthur Pereira, président du courtier en crédit Cafimo (groupe Cafpi), ajoute aussi l’Algarve, dans le Sud, comme lieu accessible, ou des quartiers limitrophes du centre de Lisbonne, comme Arroios ou Alameda, où il est possible d’investir à partir de 200 000 euros, avant travaux. Avantage côté financement, il est parfaitement possible pour un senior d’acheter à crédit. « Les taux proposés, compris entre 2,7 et 3,5 % selon le montant de l’apport, sont encore plus attractifs qu’en France », énonce-t-il. Pour tout acquisition au Portugal, il est vivement conseillé de s’adjoindre les services d’un avocat spécialisé, afin de s’assurer de la validité des titres de propriété notamment.

Capital – 17 mai 2025
Retraite : la sélection des 10 villes où s’installer à l’étranger pour en profiter à plein
EXCLUSIF – Au moment du passage à la retraite, s’expatrier pour doper son pouvoir d’achat et couler des jours heureux est alléchant. Encore faut-il sélectionner le bon pays, et surtout dénicher la ville qui coche toutes les cases. Capital vous dévoile la sélection du site retraitesansfrontieres.fr.
Ça n’est pas un secret. A la retraite, votre niveau de vie décline avec vos revenus. Préserver votre pouvoir d’achat en faisant vos valises pour un nouveau pays peut donc être tentant. D’autant que cette solution permet de joindre l’utile à l’agréable : plages de sable fin, soleil, nouvelles culture et gastronomie à découvrir… Des atouts qu’offrent tous les membres du Palmarès des Paradis de retraite à l’étranger réalisé par le site retraitesansfrontieres.fr. Un premier indicateur de votre destination future, certes, mais qui doit encore être affiné pour peaufiner votre projet. «Les retraités souhaitent s’installer en bordure de mer, pour bénéficier des plages, d’un petit port», indique d’emblée Paul Delahoutre, le fondateur de Retraite sans Frontières.
Une fois votre pays d’expatriation choisi, reste donc à trouver le lieu qui vous permettra de couler des jours heureux dans le cadre dont vous rêvez. Pour ce faire, rien de tel que de tester sur place : «Je recommande de partir une semaine ou deux dans le pays sélectionné pour y faire un tour, d’en profiter pour se rendre dans la ville coup de cœur que nous suggérons et d’autres villes», conseille Paul Delahoutre. Ces coups de cœur «ne sont pas trop éloignés d’une grande ville, pour avoir accès par la route à une structure de santé satisfaisante ainsi qu’à un aéroport international pour venir voir sa famille en France», détaille l’expert. La possibilité de trouver dans ces aires urbaines des centres commerciaux tout autant que des communautés de Français expatriés plaide pour les emplacements sélectionnés par Paul Delahoutre et son réseau de correspondants retraités installés à l’étranger. «Tous ces critères permettent de faire ressortir ces villes de manière assez évidente», tranche-t-il.
Voici donc la sélection opérée par le fondateur de Retraite sans Frontières. Dix coups de cœurs, soit un choix par pays membre du top 10 des meilleurs pays où s’expatrier pour la retraite. Une liste non exhaustive, mais qui vous permettra d’y voir plus clair avant de sauter le pas.
Cascais (Portugal)
Si vous avez choisi de poser vos valises au Portugal, le leader du classement des pays où partir à la retraite, Cascais offre un cadre de vie des plus doux. Située à seulement 30 kilomètres de la capitale, Lisbonne, la cité «est à la fois un port de pêche traditionnel et une station balnéaire raffinée», apprécie Paul Delahoutre. Vous y trouverez notamment les charmes de la vieille ville, bordées de petits commerces, et de nombreuses plages accessibles à pied. «A la sortie ouest de la ville, la route se poursuit en bordure de l’océan, ménageant de beaux aperçus sur cette côte sauvage et escarpée que clôt l’impressionnant Cabo da Roca», décrit l’expert.
Begur (Espagne)
Bordé par la mer et la montagne, dominé par son château médiéval, le petit village de Begur offre un environnement incomparable. «Falaises rougeâtres, criques paradisiaques de sable fin ou de rochers, petits ports de plaisance, ravissantes maisons de pêcheurs, eaux cristallines lui confèrent un charme fou», énumère Paul Delahoutre. Le tout, à seulement 47 kilomètres de Gérone, moins de 100 kilomètres de la frontière française et de 150 kilomètres de Barcelone.
Paros (Grèce)
Cette île de la mer Egée vous émerveillera avec ses plages de sable fin, la beauté de ses villages traditionnels et de ses nombreuses églises. «Parikia, le village principal, a tout du cliché de carte postale avec son moulin à vent, ses maisons blanches et ses cours pleines de bougainvilliers », souligne Paul Delahoutre. Et Athènes n’est pas si loin : de Paros, vous pourrez vous y rendre en ferry, en moins de quatre heures.
Ao Nang (Thaïlande)
C’est, selon Paul Delahoutre, «le point de chute idéal pour ceux qui souhaitent vivre dans un environnement de plages paradisiaques baignées d’une mer aux jolis tons verts et entourées de formations rocheuses impressionnantes et qui acceptent le caractère plus villégiature que traditionnel de l’endroit». Le village d’Ao Nang offre dans ses alentours quantité de sites naturels propices à la pratique du snorkeling, à l’exploration de grottes sous-marines, à se doucher sous des cascades naturelles, à l’observation de la faune et de la flore. Une plongée en pleine nature.
Trou aux biches (Ile Maurice)
Si vous optez pour l’Ile Maurice, cinquième du classement des pays où s’expatrier à la retraite, l’ancien village de pêcheurs de Trou aux biches fournit toute la quiétude nécessaire au repos. «Plage de sable blanc, jardin tropicaux, mer turquoise et végétation luxuriante constituent l’écrin de rêve qui vous y attend», vante Paul Delahoutre. Au nord de l’île, ce cadre est tout indiqué pour la plongée, le snorkeling ou encore les croisières en bateau.
Essaouira (Maroc)
Qui n’a pas entendu parler d’Essaouira, de ses ruelles, de ses maisons blanches aux volets bleus, de son port de pêche et de ses anciennes fortifications… Cette ville du littoral marocain propose par ailleurs tous les services du quotidien sans les affres des grandes villes, embouteillages et pollution de l’air en tête. Pour ne rien gâcher, vous y profiterez d’une longue plage de sable fin et d’un climat relativement tempéré.
Houmt Souk (Tunisie)
Djerba la douce et sa «capitale», Houmt Souk. Ses murs blanchis à la chaux, son marché, ses mosquées et son souk… La ville, qui concentre plus du quart des habitants de l’île, offre un cadre de vie parfait pour la retraite, avec son fort du XVe siècle, ses ravissantes maisons, ses petites rues piétonnes, le tout avec l’ensemble des services du quotidien accessibles à pied et à un prix bien inférieur à celui que vous payez en France.
Saint-Louis (Sénégal)
A l’embouchure du fleuve Sénégal, cet ancien comptoir colonial laisse son passé ressurgir à chaque coin de rue. Un patrimoine d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. «La ville bénéficie d’un environnement naturel exceptionnel avec à proximité deux parcs nationaux et de longues plages de sable fin», met en avant Paul Delahoutre. Sans oublier les nombreux avantages du pays, comme le coût de la vie, l’immobilier à bas prix et le climat très généreux, tout comme l’accueil qui vous y sera fait.
Ubud (Bali – Indonésie)
Neuvième du classement, Bali offre de nombreux avantages, notamment un coût de la vie très limité par rapport à la France. Et à Ubud, village de peintres et d’artisans, vous trouverez le vrai centre culturel de Bali. «Si vous recherchez une alternative climatique tempérée aux plages du sud, installez-vous dans ce gros bourg, entouré de rizières, situé à 30 kilomètres des plages», conseille Paul Delahoutre.
Boca Chica (République dominicaine)
Un climat et un décor de rêve. C’est ce que procure la République dominicaine. A Boca Chica, située à 30 kilomètres de Saint-Domingue et ses infrastructures modernes, vous trouverez un mélange de calme et de frénésie, apportée par les habitants de la capitale qui débarqueront les week-ends et jours fériés pour profiter de sa splendide plage. De quoi profiter d’une vie festive dans un cadre qui s’y prête parfaitement.

Challenges – 24 avril 2026
Retraités cherchent paradis (fiscal)
Du soleil toute l’année, un coût de la vie plus bas et moins d’impôts : certains seniors sont tentés de s’exiler à l’heure où la pression monte en France sur les pensions. Mais le grand saut ne s’improvise pas, sinon gare aux déconvenues.
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