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Retraite à l’étranger : Comment apprécier la qualité des infrastructures

Parmi les critères à prendre en compte dans le choix de votre lieu de retraite à l’étranger, figure la qualité des infrastructures offertes, car un cadre de vie agréable, un climat ensoleillé, un coût de la vie abordable ne suffiront pas à vous rendre heureux si votre vie quotidienne est sans cesse perturbée par des routes impraticables par temps pluvieux, des trains en permanence en retard, des magasins mal achalandés, et des connexions internet lentes et peu fiables.

En fait, les infrastructures relèvent à la fois du pays et de la ville choisie à l’intérieur de ce pays. Les infrastructures du Portugal sont globalement acceptables mais les infrastructures de Lisbonne sont considérablement plus développées que celles d’une ville de province du centre du Portugal ou d’une station balnéaire comme Vila de Milfontes sur la côte de l’Alentejo.

Pour cette raison, lorsque je donne mon avis sur les infrastructures dont vous pouvez bénéficier en vous installant à un endroit précis d’un pays, je prends en considération ce critère à la fois au niveau du pays en question et au niveau de l’endroit précis que je vous mets en avant.

Dans le contexte du pays dans son ensemble, je prends en compte l’accessibilité vers la France, le nombre d’aéroports, la qualité du réseau routier, la densité des transports publics, l’efficacité du service des télécommunications (internet et téléphonie), et les standards de construction.

Pour chaque endroit précis du pays en question, je considère les transports publics locaux, l’accès aux autres régions du pays, le réseau de télécommunication local, l’offre marchande (enseignes de distribution implantées localement), les standards de construction locaux et plus spécifiquement le système d’évacuation des eaux usées.

Généralement, pour chaque destination mise en avant, j’essaye de répondre à la question : Est-ce que ces services fonctionnent à cet endroit?

Dans certains pays, les choses fonctionnent globalement, c’est le cas de l’Espagne, de l’Italie ou encore de Malte. Il est facile de se rendre dans ces pays, de se déplacer à l’intérieur, les grandes enseignes de distribution sont présentes partout, les communications téléphoniques et l’internet sont fiables, les déchets ménagers sont collectés régulièrement… Quelque soit l’endroit où vous allez vous installer, vous bénéficierez de la qualité des infrastructures du pays.

Par contre, dans d’autres pays, les infrastructures sont globalement déficientes alors qu’elles peuvent être performantes dans certains endroits du pays. C’est le cas par exemple de Hua Hin en Thaïlande, de Dubrovnik en Croatie, de Saly au Sénégal ou plus généralement des capitales.

Le grand perdant de la catégorie infrastructures est Bali. L’Indonésie est sous-développé en routes, transports en commun, collecte des déchets,… et Bali n’est pas mieux lotie quelque soit l’endroit précis où vous pourriez vivre.

Face à ce constat, cela pourrait être une bonne raison de sortir Bali de la liste des paradis de retraite à l’étranger, n’est-ce pas? Pourquoi alors est-ce que nous la gardons dans la notre? Parce qu’à Bali, une absence totale d’infrastructures modernes fait partie du charme. Pour beaucoup, c’est précisément la raison pour laquelle ils adorent Bali.

J’exagère un peu. Les infrastructures à Bali ne sont pas inexistantes. Il y a des routes sur cette île, il y a un aéroport international, bien sûr. Malheureusement, il est à Denpasar, une des villes les moins attirantes d’Indonésie. Il a y des hôpitaux, mais comme déjà dit, vous préférerez peut-être vous faire soigner à Singapour.

D’un autre côté, et peut-être au moins en partie parce que le pays est aussi sous-développé, Bali est le meilleur endroit que je connaisse pour qui souhaite adopter un style de vie « retour aux sources ». Les retraités intéressés par une vie auto-suffisante devraient placer Bali en tête de leur liste de préférence, car l’île a toutes les infrastructures dont vous avez besoin, à savoir un bon ensoleillement, de l’eau fraîche et des terres fertiles.

Paul Delahoutre
Auteur des guides « Retraite sans Frontières »