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Retraite à l’Etranger : Beauté et Sérénité du Lac Atitlan

Lac Atitlan au Guatemala

La grande majorité des retraités qui envisagent prendre leur retraite à l’étranger, effectuent leur choix parmi une dizaine de pays sur les 220 nations que compte notre planète. Ce sont des pays qu’ils connaissent et apprécient pour y avoir séjourné en vacances, ou pour en entendre régulièrement parler dans les médias.

Cela étant, bien d’autres pays mériteraient peut-être leur considération s’ils les connaissaient mieux. C’est pour cette raison que je souhaitais vous faire partager ce que m’a raconté Hélène, une retraitée belge installée depuis 4 ans au bord du lac Atitlan au Guatemala.

« Mes yeux s’émerveillent devant le plus beau lac du monde, les volcans qui l’encerclent se découpent sur l’horizon et chaque lever de soleil est un enchantement.

« Le lac est juste devant ma porte, au bout de mon jardin et je peux à l’instant présent l’entendre clapoter sur le rivage. Le matin, les oiseaux me réveillent avec leurs chants et quand j’ouvre mes yeux, la première chose que je vois est le volcan avec à ses pieds le lac d’un bleu intense.

« Il existe une communauté vivante et amicale d’expatriés. Beaucoup d’entre eux ont vécu dans le monde entier, mais comme mon vieil ami Patrick, âgé de 81 ans, qui fut l’un des premiers étrangers à établir sa résidence à Santa Cruz, le dit « Pourquoi voudriez-vous que j’aille ailleurs maintenant? Je vis au paradis ». Patrick donne l’impression d’avoir 15 ans de moins, peut-être parce qu’il habite ici depuis 40 ans. Il est peintre et vend ses paysages enchanteurs aux touristes de passage.

« La plupart des étrangers qui expliquent comment ils ont connu le lac Atitlan, racontent la même histoire : « J’avais l’intention de poursuivre ma route mais je suis tombé amoureux de l’endroit… Pareil pour moi, j’avais planifié de visiter le Nicaragua et le Costa Rica mais, comme le dit mon ami Patrick, c’est un paradis, pourquoi le quitter?

« Le climat ici en montagne est printanier, froid la nuit mais suffisamment chaud la journée pour nager dans le lac. La saison sèche s’étend de novembre à avril, la saison des pluies démarre en mai ou juin et s’achève en novembre, mais n’est pas si désagréable que cela, les matins sont ensoleillés et il pleut en fin d’après-midi.

« Il n’y a que 2000 habitants qui habitent ici, en incluant les autochtones plus haut dans la montagne, au centre du village. Il n’y a pas de routes, vous devez prendre le bateau pour atteindre ma maison. Il n’y a pas d’adresses car nous n’avons pas de rues.

« Nous n’avons pas d’épicerie, de station essence, de pharmacie ou d’hôpital. Pas non plus de night-club ou de bruit. Pour tout cela, il faut prendre le bateau taxi pour Panajachel ou San Pedro. Au moment présent, je n’entends que les cigales.

« Les soins médicaux sont basiques. Il y a une clinique à Panajachel. Ma gynécologiste vient d’Argentine et pratique à la fois la médecine douce et la médecine conventionnelle. J’ai donc le choix et nous prenons la décision ensemble. Ses honoraires s’élèvent à 25 euros environ et elle passe parfois une heure avec moi pour parler de ma santé. C’est un luxe.

« Ici dans cet endroit perdu, dans cette petite communauté, je connais presque tout le monde. Nous n’avons pas de facteur mais sommes reliés au satellite et toutes mes communications transitent par internet.

« Je loue une jolie petite maison pour 300 euros par mois. Elle offre une vue exceptionnelle sur le lac et est posée sur un jardin rempli de fleurs. Je n’ai pas besoin de voiture. Je marche sur le sentier qui longe la berge ou prend le bateau taxi pour rejoindre la ville et faire mes courses.

« Vous pouvez louer une maison avec une ou deux chambre pour 300 à 500 euros par mois. Comptez 30 euros par semaine pour la nourriture, plus si vous achetez des denrées importées des États-Unis. Les fruits et légumes du marché sont frais et juteux. 3 mangues pour 1 euros…

« Parfois je me sens très seule, dans ce cas je me rend dans un autre village aux abords du lac, et quand je reviens chez moi, j’apprécie d’autant plus la simplicité et le silence de Santa Cruz.

« J’ai parcouru le Guatemala en voyageant seule. Rien de mal ne m’est arrivé. C’est un pays d’une beauté exceptionnelle où l’on bénéficie d’un coût de la vie très bas.

« Encore une fois, pourquoi partir ailleurs?« 

Si, comme Hélène, vous prenez plaisir à défricher de nouvelles contrées, vous souhaitez rompre avec votre environnement social et vous acceptez de sacrifier votre confort et vos habitudes pour partir loin, pour découvrir le monde et vous découvrir, alors oui, les berges du lac Atitlan vous séduiront.

Paul Delahoutre
Auteur des guides « Retraite sans Frontières »