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Les « Plus » et les « Moins » d’une Retraite au Maroc

port de pêche au Maroc

Prendre sa retraite au Maroc présente des avantages évidents: proximité géographique, climat, coût de la vie, francophonie… attirent depuis longtemps les retraités français. Mais comme tous les pays, le Maroc a aussi des inconvénients, je vous laisse vous faire votre propre opinion en découvrant ses « plus » et ses « moins ».

Les « Plus »

Un peuple accueillant et francophone.
Respectueux et chaleureux, les marocains sont ouverts et spontanément portés vers le contact humain, ceci d’autant plus facilement que le français est la langue étrangère la plus pratiquée par les locaux.

Un coût de la vie 30% moins élevé qu’en France.
Le coût de la vie est globalement moins élevé qu’en France : les denrées alimentaires, l’essence et les services faisant appel à la main d’œuvre locale (personnel de maison, restaurant…) sont très bon marché, à l’inverse les produits d’importation, l’électricité et la santé privée sont plus chers qu’en Europe.

Un climat ensoleillé et des hivers doux.
Le climat varie considérablement d’une région à une autre et c’est bien évidemment le long des côtes atlantique et méditerranéenne que l’on bénéficie du meilleur climat, à savoir des hivers doux et des étés chaud sans être brûlants, avec un soleil omniprésent.

Des avantages fiscaux réservés aux retraités étrangers.
La fiscalité est très favorable à la plupart des retraités étrangers (tout dépend de votre niveau de revenus et de votre nombre de parts), qui bénéficient d’un régime spécial réduisant leur impôt sur le revenu.

La proximité avec la France
De nombreux aéroports assurent des vols directs, fréquents et low-cost vers la France en moins de 3h 30.

Une large communauté d’expatriés français
On estime à près de 50 000 le nombre de Français vivant au Maroc, dont 36 000 inscrits auprès du Consulat de France. Ces Français sont principalement concentrés dans les zones touristiques et les grandes villes de la côte, ainsi qu’à Marrakech, où plusieurs réseaux d’accueil renseignent les nouveaux arrivants et proposent à leurs adhérents toute une série d’activités culturelles et sportives.

Un patrimoine culturel florissant
Le Maroc brille par la richesse de son patrimoine culturel, une histoire longue qui a laissé sa trace au travers des nombreux monuments et musées où les influences berbères, arabes et andalouses se mêlent à merveille dans l’ensemble du patrimoine.

Les « Moins »

Une monarchie qui n’est pas à l’abri de l’agitation
Le Maroc est le pays arabe le plus stable du pourtour de la Méditerranée, mais rien n’est acquis pour autant. Le régime à poigne ne pourra peut-être pas toujours juguler la grogne, d’autant que la situation régionale laisse planer la menace du terrorisme organisé par des factions prônant un islam radical.

Un accès au foncier et à l’immobilier risqué
L’acquisition d’un bien immobilier au Maroc est une opération compliquée comportant des embûches. Dans le neuf, les ventes sur plan sont mal encadrées et dans l’ancien, il est conseillé de n’acheter un bien immobilier que s’il est « titré », c’est-à-dire inscrit à la Conservation foncière.

Une circulation automobile dangereuse
Hors des autoroutes, le conducteur automobile doit se montrer très prudent, principalement la nuit : les routes secondaires sont en mauvais état et envahies de piétons, animaux et obstacles variés, les véhicules locaux sont peu sûrs et la conduite des Marocains est imprévisible.

Un système de santé qui laisse à désirer
Les médecins sont compétents, mais les hôpitaux du secteur public sont souvent déficients. Les cliniques privées des principales villes sont mieux équipées et plus performantes, mais les soins prodigués sont onéreux si l’on a pas adhéré à la « Caisse des Français de l’Etranger ».

Une administration bureaucratique.
L’administration et les fonctionnaires ne sont pas toujours bienveillants avec les résidents étrangers, et l’application des réglementations est à géométrie variable, selon le guichet dont on relève. La moindre démarche administrative relève du parcours du combattant.

Un contrôle des changes réducteur de liberté.
Le système financier marocain se distingue par un contrôle des changes rigoureux. La devise locale n’est pas librement convertible, l’importation et l’exportation de dirhams sont réglementés.

Paul Delahoutre
Auteur des guides « Retraite sans Frontières »