Vivre mieux en dépensant moins !

5 conseils pour bien vivre sa retraite à l’étranger

Femme Actuelle Senior5 conseils pour bien vivre sa retraite à l’étranger

Le soleil, une meilleure qualité de vie et, pourquoi pas, des impôts allégés… Avant de céder au chant des sirènes d’un quotidien délicieusement exotique, il convient de prendre certaines dispositions… pour ne pas déchanter!

« Après la quille, nous avons troqué notre trois-pièces en région parisienne contre une villa à Faro, au Portugal. La température descend rarement en dessous de 10°C, nous sommes à trois heures d’avion des enfants, la vie est 20% moins chère et nous ne payons plus d’impôts! », s’enthousiasment Jean-Pierre et Marianne, 67 ans, installés depuis deux ans dans la péninsule Ibérique. Rêvant de soleil, d’un coût de la vie modéré et, pourquoi pas, d’une fiscalité clémente, un tiers des plus de 50 ans aimeraient comme eux réinventer leur retraite à l’étranger (sondage Opinionway 2015). Vous êtes tenté? Une belle aventure vous attend, à condition de suivre nos conseils.

1 – Laissez murir votre projet

« Ne vous emballez pas après deux semaines fabuleuses dans un club. Avant de sauter le pas, faites un séjour prolongé dans le pays qui vous séduit, en rayonnant pour dénicher la région de vos rêves« , conseille Paul Delahoutre, auteur de Retraite sans Frontières. « Rencontrez des expatriés, sur des forums Internet ou via l’Union des Français de l’Etranger (UFE). Puis louez quelques mois un logement sur place, afin de prolonger l’expérience en conditions réelles : prenez les transports en commun, allez au marché, chez le médecin, etc » Demandez-vous aussi si vous pouvez y construire une nouvelle vie sociale (sports, sorties, clubs…). Votre projet vous semble solide? Vous pouvez larguer les amarres mais attendez tout de même plusieurs mois avant de vendre votre logement en France. Vous vous réserverez ainsi la possibilité de faire marche arrière après la période « lune de miel » avec votre nouveau pays. « Si vous partez à deux, l’aventure doit être une envie commune« , alerte Paul Delahoutre. Partir pour faire plaisir à l’autre n’est pas tenable, car la distance avec les proches et le mal du pays engendrent vite des tensions.

2 – Rendez-vous chez le notaire pour un bilan

3 – Restez en règle avec vos caisses de retraite

4 – N’idéalisez pas la fiscalité

5 – Santé : assurez-vous d’être couvert

Au sein de l’Espace économique européen ou en Suisse, les consultations dans le public sont remboursées. Mais les délais d’optention de rendez-vous sont souvent plus longs et les soins, parfois moins satisfaisants : vous serez donc tenté par le privé, non conventionné ni remboursé. Si vous partez plus loin, vous ne serez pas remboursé, même dans le public. Vous devrez cotiser auprès de la Caisse des Français de l’Etranger pour être indemnisé (moyennant 4,2% du montant de chaque pension, avec un minimum de 234 euros par trimestre). Enfin, pour les dépassements dans le public et les soins dans le privé, quel que soit votre pays de résidence, il faut souscrire une mutuelle coûteuse dédiée aux expatriés.

« Il convient également de prévoir une assurance type Europ Assistance, qui organise et finance le rapatriement en cas de pépin, comprise dans certaines formules internationales des mutuelles« , conseille Paul Delahoutre. « Avec une retraite française, on peut rentrer se faire soigner en France et être remboursé par la Sécurité Sociale: la plupart des expatriés planifient leurs consultations lorsqu’ils viennent voir leurs proches« , conclut-il. Si l’on n’est pas trop éloigné, il peut ainsi être judicieux de conserver sa mutuelle française!