Vivre mieux en dépensant moins !

Voici une Autre Façon de Vivre en Retraite à l’Etranger

Curiosité aidant, on me pose souvent la question : « Mais vous qui écrivez avec tant de passion des chroniques et des guides sur le sujet de la retraite à l’étranger, pourquoi restez-vous en France ? »

Et je réponds invariablement que, partagé entre l’envie de ne pas m’éloigner de mes enfants et petits-enfants, et ma passion pour les voyages et la découverte permanente, je ne pouvais me résoudre à m’installer et à vivre dans un pays étranger et un seul, et que j’avais trouvé mon équilibre en vivant une vie que je qualifie de « nomade à temps partiel ».

Pour mieux vous faire comprendre mon choix, revenons un peu en arrière…

J’ai attrapé le virus du voyage au début des années soixante-dix avec l’émergence du phénomène « routard », né de la mouvance « soixante-huitarde ». J’avais vingt ans et je rêvais de m’enrichir d’aventures au-delà des frontières.

Durant mes études, je profitais chaque année des vacances d’été pour me lancer des défis de plus en plus ambitieux. Pour commencer prudemment et me tester, ce fut l’Europe par le train avec la carte Inter Rail, puis l’année suivante, conforté par cette première expérience, le tour de la Méditerranée en auto-stop par le Proche Orient et l’Afrique du Nord puis, avec l’envie d’aller toujours plus loin, un Lille-Singapour en traversant les 15 frontières qui séparent ces deux points.

Et puis, après mes  études, est arrivé l’heure de m’installer, de rentrer dans la vie active, de me marier, de fonder une famille. D’autres challenges, d’autres aventures accomplies, toutes aussi passionnantes et toujours choisies dans le but de me permettre de poursuivre une vie de « nomade à temps partiel » : Un premier emploi en Afrique du Sud, suivi d’une carrière professionnelle en France, mais dans des sociétés tournées vers l’international et dans des fonctions qui m’amenaient à voyager régulièrement dans le monde.

 40 ans après, me voilà en retraite. Libéré des contraintes de la vie active et de l’éducation des enfants, je suis de nouveau disponible, ma soif de découvertes et d’expériences lointaines est intacte et je pars régulièrement me ressourcer quelques semaines ou quelques mois en Amérique du sud, en Europe de l’Est, en Afrique ou en Asie.

Comme certains d’entre vous, je fais partie de cette génération dorée, libérée et novatrice qui a donné naissance au phénomène routard et qui, aujourd’hui, ouvre la voie d’un nouveau phénomène de société, la « silver expatriation« .  Bienvenue dans la communauté des retraités aux cheveux argent encore actifs et en bonne santé qui désirent profiter à fond de la nouvelle période de vie palpitante qui s’ouvre devant eux.

Les personnes qui prennent leur retraite à l’étranger sont aussi différentes dans leur situation familiale que dans leur flexibilité.

Beaucoup commencent par un séjour à l’étranger relativement court et sont surpris de constater qu’ils apprécient ce style de vie et d’aventure. Le temps passe si vite qu’ils n’ont pas vu ou fait tout ce qu’ils avaient programmé. Ils rallongent leur séjour, pas encore prêt à rentrer en France. D’autres arrivent avec la ferme intention de vivre dans leur pays d’accueil jusqu’à la fin de leur vie. Entre deux, on retrouve les gens qui, comme moi, séjournent régulièrement à l’étranger pour quelques mois ou une saison.

Le style de retraite à l’étranger que vous choisirez dépendra de vos envies, de votre personnalité, de vos attaches familiales et de votre budget.

Paul Delahoutre

Auteur des guides « Retraite sans Frontières »