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Retraite à l’étranger : 2 pièges à éviter !

Le Journal du DimancheLes français sont de plus en plus nombreux à envisager de passer leurs vieux jours loin de l’Hexagone. Mais un tel projet peut rapidement tourner en désillusion s’il n’est pas correctement anticipé.

« Il y a le ciel le soleil et la mer. Allongés sur la plage, les cheveux dans les yeux… » La chanson commence à dater, mais son hédonisme intemporel n’a jamais été d’une telle actualité. Dans un sondage OpinionWay de 2015, près d’un tiers de français de plus de 50 ans disait rêver d’une retraite à l’étranger. Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas, qui reste à franchir….

En quête de qualité de vie et d’un climat agréable, les sexagénaires se tournent d’abord vers les pays proches de la France, comme le Portugal, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie. « Cent mille d’entre eux ont choisi de se rapprocher d’un de ces pays dont ils sont originaires, où le coût de la vie est par ailleurs 15% à 20% moins élevé que dans l’Hexagone. 300.000 autres sont des français ayant travaillé une partie de leur vie à l’étranger, qui ont fait le choix d’y rester. Les derniers, 300.000 environ, sont des exilés volontaires qui font le choix de destinations au climat agréable et au niveau de vie bas pour mieux profiter de leur pension« , explique Paul Delahoutre, auteur du guide pratique Retraite sans Frontières Monde (DL books, 2018).

Avant de faire leur valise, ces rêveurs les pieds sur terre ont compris qu’il fallait mieux s’informer sur les règles applicables dans le pays d’accueil, les accords sociaux et les conventions diverses qui existent entre la destination choisie et la France. D’autres paramètres doivent être considérés avec attention, tels que le niveau des infrastructures ou la qualité des soins médicaux. Enfin, une fois la décision prise, il peut être bon de consulter un avocat fiscaliste qui réglera les détails administratifs susceptibles de compliquer la vie. Car le rêve attendu ressemble parfois à une utopie. « Deux pièges sont à éviter, souligne Paul Delahoutre. Certains partent en club vacances à la meilleure période de l’année et, de retout en France, n’ont qu’une idée : y repartir pour la retraite. Avant de se décider, il faut vivre quelques mois au moins dans le pays, en louant un logement, en faisant les courses au marché, en allant chez le médecin, en prenant les transports en commun… Par ailleurs, le projet doit être porté par les deux membres du couple. Sinon, il y a un vrai risque d’échec. »